Comment choisir son huile alimentaire et sa sauce salade ?

La reine du rayon des huiles alimentaires c’est l’huile d’olive. Mais de nombreuses autres huiles sont disponibles : colza, tournesol, maïs, pépin de raison, noix…etc. Ces dernières années sont aussi apparus les mélanges d’huiles présentés comme plus pratiques et plus sains. Enfin, des sauces salades viennent compléter le rayon. Comment faire le bon choix parmi toute cette variété ? Quelles sont les informations clés à ne pas négliger ? Découvrez dans cet article, comment choisir son huile alimentaire et sa sauce salade pour avoir le meilleur rapport qualité prix ?

comment choisir son huile alimentaire et sa sauce salade ?

La consommation d’huile alimentaire en France

Trois huiles raffinées sont principalement produites en France : l’huile de colza (960 000 tonnes), dont la production est en léger recul, l’huile de tournesol (496 000 tonnes) et l’huile de soja (120 000 tonnes).
La France produit également de l’huile d’arachide (21 000 tonnes, à partir de produits de base importés), de l’huile d’olive (5 000 tonnes) mais pour ces huiles comme pour les autres huiles consommées, le gros de la consommation est représenté par des importations.

L’huile d’olive que nous consommons en France vient « majoritairement d’Espagne, puisque c’est le plus gros producteur d’huile d’olive, de loin : elle produit à elle seule 40% de la production mondiale. La deuxième place revient à l’Italie, puis la Grèce et enfin la Tunisie avec 180 000 tonnes, soit à peu près 7% de la production mondiale » selon France Info.

En grande distribution, les huiles végétales représentent un marché de 287,1 millions de litres pour une valeur de 795,4 millions d’€. Ce marché est dominé par l’huile de tournesol et l’huile d’olive qui représentent à elles deux près de 65 % du marché en volume. Cette consommation est encore très marquée par les cultures culinaires régionales : une forte consommation de margarine dans le Nord, d’huiles végétales dans le Sud-Est, de beurre dans le Nord-Ouest selon l’Association Française Interprofessionnelle de l’olive.

Les différents types de graisses dans l’huile

Notre organisme a besoin de graisses pour fonctionner. Elles lui apportent de l’énergie mais pas seulement. Elles jouent un rôle essentiel au niveau de chacune de nos cellules. Les graisses jouent aussi un rôle dans le rythme cardiaque, la circulation du sang, l’inflammation et l’immunité.

Les graisses saturées

Les graisses saturées sont présentes dans les graisses animales (beurre par exemple). C’est l’huile de palme et de coco qui en contiennent le plus. La plupart sont solides ou semi solides et elles résistent bien à la chaleur. Elles sont nécessaires à l’organisme mais consommées en excès, elles augmentent le risque cardiovasculaire en favorisant les dépôts dans les artères et la formation de caillot.

Les graisses monoinsaturées

Les graisses monoinsaturées sont présentes dans l’huile d’olive, de colza, d’arachide et de noisette. Elles sont liquides à température ambiante. Elles sont neutres vis à vis du risque cardiovasculaire. L’huile d’olive contient aussi des polyphénols qui sont des antioxydants.

Les graisses polyinsaturées

Les graisses polyinsaturées sont présentes dans l’huile de tournesol, maïs, pépin de raison, soja, noix, lin, carthame. Elles sont fragiles et s’altèrent à la lumière et la chaleur. Elles s’utilisent surtout pour l’assaisonnement. Dans les graisses polyinsaturées il existe deux familles les oméga 6 et les oméga 3. Les deux sont nécessaires à l’organisme pour bien fonctionner mais dans des quantités précises. Il faut, pour être en bonne santé, 2 à 3 fois plus d’oméga 6 que d’oméga 3.

L’huile ayant le rapport parfait (2/1) oméga 6/oméga 3 est l’huile de colza. Alors que l’huile de tournesol a un rapport de de 420/1 !! Pourtant, l’huile de tournesol reste la plus consommée en France !

2 à 3 CUILLÈRES à soupe sont nécessaires pour combler nos besoins en acides gras essentiels. Cela inclut les huiles utilisées pour la cuisson, les vinaigrettes, la margarine et la mayonnaise.

💡 Biocoop met à la disposition de ses clients sur son site internet, un tableau d’utilisation des huiles bien conçus et pratique. Vous pouvez le télécharger ici.

Comment choisir son huile alimentaire ?

Cet article donne des conseils pratique sur comment choisir son huile alimentaire, si vous consommez également du beurre, lisez cet article : Comment choisir son beurre ? Prix, Marketing et Argument santé !

Emballage et conservation

Les huiles doivent être stockées à l’abri de la lumière et de la chaleur. Sinon, il y a un risque de rancissement et d’oxydation de l’huile. Pour l’emballage, préférez le verre brun. Si vous achetez des huiles dans un emballage plastique évitez les emballages translucides qui ne procurent aucune protection contre la lumière.

Une fois une bouteille d’huile ouverte rebouchez la rapidement après usage. L’huile a tendance à absorber les odeurs environnantes. A l’inverse du vin, l’huile d’olive ne se bonifie pas en vieillissant, il vaut donc mieux la consommer rapidement.

Lire l’étiquette de son huile

La première chose à chercher sur l’étiquette c’est la provenance. La mention de la provenance est obligatoire sur l’étiquette des huiles commercialisées dans l’Union européenne. Elle indique à la fois l’origine des olives et le lieu de production de l’huile.

Malheureusement beaucoup d’industriels proposent des mélanges d’huiles de l’Union européenne. La mention très vague « provenance UE » n’est pas rare. Pire encore, on trouve ce genre de mention « assemblage d’huiles d’olives originaires de l’UE et non originaires de l’UE ». Concrètement, ça veut dire du monde entier !!

Il y a seulement sept AOC en France et le cahier des charges est très précis : « L’huile d’olive AOC de Nyon, L’huile d’olive AOC de la Vallée des Beaux-de-Provence, L’huile d’olive AOC d’Aix-en-Provence, L’huile d’olive AOC de Haute-Provence, L’huile d’olive AOC de Nice, L’huile d’olive de Nîmes (2004), L’huile d’olive AOC de Corse, L’huile d’olive AOC de Provence.

L’huile d’olive française reste rare (moins de 1% de la production mondiale) elle est donc chère ! A moins de voir le logo AOC méfiez vous des ventes d’huiles aux belles étiquettes soit disant françaises, sur les marchés d’été (pour éviter de vous faire avoir, lisez cet article: Eviter les arnaques sur les marchés d’été). Il en existe aussi 42 AOP en Italie et 26 en Espagne.

La date de durabilité minimale

La date de durabilité minimale est obligatoire et indique la durée pendant laquelle l’huile conserve toutes ses qualités. Cette date est calculée à partir de la date de mise en bouteille et pas de la date de récolte des olives. Qu’est ce que ça change ? Tout. En clair, vous pouvez très bien avoir un mélange d’huiles de 2016, 2017 et 2018 dans votre bouteille. Mais impossible de le savoir, puisque la date limite correspond à la date de mise en bouteille. L’idéal serait d’avoir la date de récolte des olives mais c’est n’est pas prévu par la loi… Seuls certaines huiles haut de gamme la précise, sur leur emballage.

L’huile vierge

Les huiles sont soit issues des fruits (olive par exemple) soit des graines (colza, tournesol). Ils sont pressés et broyés à chaud pour les graines et à froid pour les fruits. L’huile peut être simplement filtrée elle est alors qualifiée de vierge. Mais elle peut aussi être raffinée, c’est à dire traitée chimiquement pour éliminer les impuretés et améliorer sa conservation. Elle porte alors la mention huile végétale.

Première pression à froid et bio

La mention Première pression à froid est facultative. Elle indique que l’huile est obtenue en pressant mécaniquement la pâte d’olive à moins de 27°. A l’inverse, d’une pression à chaud qui altère les qualités de l’huile.

Les huiles végétales bio ont de plus en plus la côte en rayon. La mention bio signifie que les grains et les fruits utilisées pour produire l’huile ne sont pas traités chimiquement. Par contre, cela ne garantit pas que l’huile n’est pas un mélange de fruits ou de grains de différentes provenances géographiques ou d’un mélange d’huiles de différentes années.

Les huiles mélangées

Dans les années 1990, les consommateurs souhaitaient utiliser la même huile pour l’assaisonnement et la cuisson. Les huiles mélangées sont donc apparues. Elles sont composées de plusieurs oléagineux. Ces huiles combinées ont du succès dans les supermarchés ! Pourtant elles ne sont pas toujours très équilibrées et sont souvent plus chères.

Comment payer son huile moins cher ?

Calculer et ajuster sa consommation

Comme on l’a vu, l’huile comble nos besoins en acides gras. En suivant les recommandations et en consommant 3 cuillères par jour, chaque personne a besoin uniquement d’une bouteille d’huile d’un litre tous les 20-25 jours (sans consommation supplémentaire de margarine ou de mayonnaise ou tout produit pour la cuisson). Première question à se poser quelle est ma consommation réelle de graisse ?

Si votre consommation dépasse ses recommandations, peut être que vous pouvez la réajuster. Vous pouvez changer un peu vos recettes et vos habitudes en ajustant la quantité de gras utilisée. Autre option, opter pour le bon matériel. En effet, pour les cuissons de nouveaux produits permettent aujourd’hui, de réduire l’apport en graisses. Les poêles anti adhésives et les friteuses nouvelle génération ne nécessitent quasiment pas de matières grasses à la cuisson.

L’idée c’est de consommer moins mais mieux ! Parce qu’en achetant moins d’huile, vous allez non seulement préserver votre santé, mais aussi votre porte monnaie. Passons maintenant à des conseils pratiques et découvrons comment choisir son huile alimentaire.

Comment choisir son huile alimentaire avec un budget limité ?

Si votre budget est limité et que vous ne pouvez en utiliser qu’un nombre limité, optez pour l’huile d’olive et de colza ! Elles sont bien équilibrées en oméga 3 et 6. Évitez l’huile de tournesol qui a un rapport oméga 6/3 de 420/1 au lieu du 2/1 recommandé.

Les prix de l’huile d’olive font le grand écart allant de 3€ à 60€ le litre ! Déjà, première information, un prix élevé, n’est pas toujours gage de qualité !

Optez en priorité pour les emballages épais et/ou opaques (pas de plastique transparent). Préférez les huiles vierges extraites à froid aux huiles raffinées qui ont été traitées chimiquement. Si vous êtes prêts à mettre un peu le prix, choisissez une AOP ou une AOC et une huile bio.

Enfin, les sites internet des grandes marques nationales proposent régulièrement des bons de réductions sur leurs produits :

  • Bons de réductions Tramier (site en cours de refonte au moment de l’écriture de cet article, vérifiez régulièrement)
  • Bons de réductions Lesieur 
  • Les sites généralistes proposent également souvent des réductions sur ces produits : Coupon Network et Shopmium par exemple.
  • Soléou a sa propre boutique en ligne. Je peux vous parrainer pour bénéficier d’un bon de 5€ de réduction sans minimum d’achat sur votre première commande (sur la page contact écrivez, « parrainage soleou » avec votre nom, prénom et email, vous recevrez dans la journée votre lien pour vous inscrire et profiter de votre coupon).

Maintenant que l’on a vu en détail comment choisir son huile alimentaire, passons à la sauce salade.

L’huile, la reine de la sauce salade !

L’huile est utilisée pour la cuisson mais aussi l’assaisonnement. En plus des huiles, de nombreuses sauces salades et vinaigrettes ont fait leur apparition en rayon ces dernières années.

Les vinaigrettes vendues en rayon contiennent bien souvent un ensemble d’ingrédients plus ou moins indésirables. Il n’est pas rare, qu’elles sont coupées à l’eau auquel on ajoute des épaississants. Sans oublier du sucre, voire du sirop de glucose fructose et même de l’amidon.

Voilà un exemple de composition d’une vinaigrette en rayon vendue 1.72€ le litre.

eau, huile de colza 25%, vinaigre d’alcool, moutarde de Dijon, vinaigre de vin rouge affiné en fût de chêne, sel, sucre, amidon modifié de pomme de terre, jus de citron concentré , épaississant : gomme xanthane, colorant : caroténoïdes, arôme, poivre blanc moulu

Que dire ? De l’eau, du sucre, de l’amidon, un épaississant, un colorant, un arôme… c’est sûr c’est pas cher mais franchement vu la composition laissez ce produit en rayon !

Voici la composition d’une vinaigrette au basilic vendue 8.06€ le litre.

huile de tournesol 33%, eau, vinaigre aromatisé au basilic, miel 7,6%, huile infusée au basilic 7,2%, vinaigre de vin blanc, sucre, zeste de citron 1,5%, sel, épaississants : carraghénanes et gomme xanthane, épices, basilic en poudre 0,04%

Il y a de l’eau, du sucre, et un épaississant même si la composition reste moins catastrophique que la précédente. Mais compte tenu du prix au litre, il vaut mieux faire votre propre sauce maison avec de l’huile d’olive ou de colza plutôt que celle de tournesol présent dans cette recette.

Mélanger un peu d’huile et de vinaigre c’est rapide et tellement meilleur ! Le meilleur conseil qualité/prix que je puisse vous donner ? Faites votre sauce salade maison !

producteur d'huile d'olive

Pour conclure cet article, je voudrais vous donner un dernier conseil. Si vous partez en vacances au soleil cet été que ce soit l’italien, l’Espagne, la Grèce… N’hésitez pas à vous renseignez au préalable sur la production d’huile dans la région où vous vous rendez. Peut être que vous aurez la chance d’y découvrir un petit producteur prêt à vous vendre son huile d’une qualité incomparable ! Bonne dégustation !

Et selon vous, comment choisir son huile alimentaire et sa sauce salade ?

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Améliehttps://dmepp.com
Bonjour, moi c'est Amélie. J’ai commencé à rechercher des astuces et des bons plans quand j’étais étudiante pour financer mes études en Economie et Droit. Finalement, les bonnes habitudes que j’avais prises ne m’ont jamais quittées. Aujourd'hui, professeur d'économie gestion, j’ai développé mes méthodes, repéré et testé de nouvelles astuces pour profiter plus et dépenser moins que je souhaite partager avec vous.

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