mon avis négatif sur yuka
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Yuka est une application mobile qui permet de déterminer la qualité des aliments et des cosmétiques en scannant leur code barre. Elle s’est hissée dans le top 10 des applications en 2018. L’objectif est d’apporter au consommateur des informations plus accessibles que la lecture de l’étiquette. Vous avez été très nombreux à m’en parler sur le site et les réseaux sociaux et à me demander mon avis négatif ou positif sur Yuka. Cet article est pour vous !

Les points positifs de l’application Yuka

L’application Yuka répond à vrai besoin des consommateurs, celui de la transparence. Nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir en savoir plus sur les produits que nous mettons dans nos assiettes. Apprendre à lire les étiquettes est souvent complexe, car les industriels ne font pas grand chose pour nous simplifier la vie. La liste des ingrédients de cosmétiques est souvent écrite en anglais avec des composés chimiques difficiles à déchiffrer. En ce qui concerne l’alimentation, il est n’est beaucoup plus simple de s’y retrouver. Alors, évidemment, une application qui fait ce travail de « déchiffrage » et indique un code couleur (du vert au rouge) tout simple au consommateur, c’est très pratique.

Je vous ai déjà fait de nombreuses recherches et plusieurs articles sur le déchiffrage des étiquettes :

Autre point très positif, Yuka est une application indépendante ! Les marques ne peuvent pas payer pour que leurs produits soient mieux notés ou apparaissent plus souvent dans les recommandations (1) par exemple.

Enfin, des milliers de témoignages de consommateurs, démontrent l’efficacité de l’application pour prendre conscience de qualité des aliments que nous consommons. Les mauvaises habitudes deviennent évidentes. Comme les céréales du petit déjeuner vraiment trop sucrées et contenant 5 à 7 additifs. La vache qui rit (dont je vous parlais déjà dans cet article sur le fromage) qui sort en rouge.

Malgré ces nombreux points positifs, l’application Yuka n’est pas rentrée dans mes habitudes pour plusieurs raisons, que je vais vous expliquer maintenant.

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Selon une étude publié en septembre 2019 :

• 92% des utilisateurs reposent les produits mal notés
• 83% achètent moins mais de meilleure qualité
90% considèrent que Yuka peut pousser les industriels à proposer de meilleurs produits

Mon avis négatif sur Yuka

Le système de notation de Yuka

L’application Yuka présente certaines limites. Pour pouvoir vous expliquer mon avis négatif sur Yuka, il faut déjà bien comprendre, le système de notation. La notation est répartie en trois catégories :

  • 60% de la note repose sur les informations nutritionnelles du produit comme le taux de sucre, de lipides, de sel,…etc
  • 30% de la note repose sur la présence d’additifs alimentaires classés comme « sans risques » à « nocifs ».
  • 10% de la note repose sur la présence du label bio

Déjà, ce système de notation ne repose sur aucune base scientifique ! Aucune ! Il a juste été inventé par les créateurs de l’application. D’autres systèmes de notations comme le nutri score (1) ou la classification nova (2) ont de solides bases scientifiques.

Beaucoup d’articles ont pointés le système de notation de Yuka et notamment les 30% sur les additifs. Par exemple, Mathilde Touvier, Directrice de la recherche à l’Insern indique (3) que selon elle, « le système de notation de Yuka n’est pas fiable, car il se base sur des informations parcellaires ». De son côté Anthony Fardet (chargé de recherches à l’Inra) (4), indique : « J’ai épluché la législation et les études sur les quelque 400 additifs existants et je n’aboutis pas du tout aux mêmes conclusions que Yuka« . Vous trouverez d’autres informations détaillées et des cas concrets, dans cet article (5).

De leur côté, les créateurs de Yuka invoquent le principe de précaution, en indiquant qu’il ne faut pas forcément attendre qu’un produit soit interdit pour informer sur sa dangerosité. Difficile donc de trouver un juste équilibre et une notation fiable à 100%.

Quelques incohérences

Autre bizarrerie. Les produits bruts qui sont composés à 100% d’un élément mauvais pour la santé comme le sel, le sucre ou le miel sont très mal notés sur l’application. Certains produits très mal notés par l’application, ont toute leur place dans mon caddie.

Au delà des produits bruts, la notation d’autres produits sont aussi problématiques. Par exemple, le camembert riche en sel et en graisses, sort avec une notation médiocre. Alors qu’il contient plus de calcium qu’un yaourt ! Dans le cadre d’une alimentation équilibrée, des produits mal notés par l’application peuvent tout à fait être consommés.

A l’inverse, l’application ne prend pas en compte l’ultra transformation d’un produit pour la notation. Si un produit est peu salé et sucré mais contient des ingrédients caractéristiques de l’ultra transformation, il pourra être bien noté. La classification Nova déjà présente sur l’application open food facts permet pourtant de renseigner sur le degré de transformation d’un produit. Ce ne serait pas du luxe de l’ajouter dans l’application. Aujourd’hui, près de 80% de l’offre des supermarchés sont des aliments ultra transformés.

Autre point important, les consommateurs qui utilisent Yuka n’ont pas tous