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Ne pas avoir de mutuelle, est-ce vraiment une bonne idée ?

Les familles qui ont du mal à payer les factures, peuvent être tentées de ne pas avoir de mutuelle. D’autres se disent qu’ils tombent rarement malades et qu’il est donc plus rentable de financer les frais qui se présentent plutôt que de souscrire à une complémentaire santé. Enfin, certains ne se soignent quasiment que par le biais de médecines alternatives et ne sont jamais remboursés. Alors, ne pas avoir de mutuelle, est vraiment une bonne idée ?

Est-il nécessaire ou obligatoire d’avoir une mutuelle ?

Avant toute chose rappelons ce qu’est une mutuelle appelée aussi complémentaire santé. Il s’agit d’un contrat d’assurance qui permet de compléter les remboursements de la sécurité sociale. Moyennant une cotisation, le patient se voit alors remboursé une partie de ses frais de santé, et même parfois en fonction de son niveau de protection, n’a aucun reste à charge.

Que pensent les français de la nécessité de souscrire à une complémentaire santé ? Selon une étude pour le compte de la Mutualité française, 89 % des 35-49 ans, 93 % des 50-64 ans et 96 % des 65 ans et plus, jugent qu’une complémentaire santé est « une nécessité ».

La mutuelle est obligatoire pour les salariés du secteur privé ou associatif à partir du 1er janvier 2016. En effet les employeurs ont dû proposer un contrat collectif à chacun de leurs salariés. Les salariés à temps partiel, en cdd et les apprentis sous certaines conditions ne sont pas concernés par cette obligation. En plus, tous les français ne sont pas actuellement salariés, certains sont indépendants ou ne travaillent pas. Dans ce cas, la loi ne les oblige pas à souscrire un contrat individuel.

Qui n’a pas de mutuelle en France ?

Les études évaluent à 3 millions le nombres de français qui déclarent ne pas avoir de mutuelle. Selon la Drees, il s’agit principalement de personnes à faible revenus comme des travailleurs précaires, des chômeurs ou inactifs*.

La première raison peut donc être économique, souscrire à une mutuelle et s’acquitter de cotisations mensuelles est considéré comme un coût qui peut être évité.

La deuxième raison qui pousse certains à ne pas avoir de mutuelle résulte tout simplement d’un choix conscient. Certains considèrent que la couverture de la sécurité sociale est suffisante. D’autant que la mise en place du 100% santé dans le domaine optique, dentaire et auditif est venu compléter les remboursements existants jusqu’ici. Enfin, certains patients se tournent vers la médecine naturelle qui est généralement peu remboursée aussi bien par la sécurité sociale que les mutuelles.

Comment déterminer son reste à charge, sans mutuelle ?

Si vous décider de renoncer à une complémentaire santé, vous devrez assurer vous-même les risques liés à votre santé. La première chose à faire avant de décider de ne pas avoir de mutuelle est de calculer le montant de ses frais de santé sans mutuelle.

Etape 1 : Calculer le coût de sa mutuelle

Il s’agit tout simplement, de calculer le montant total de ses cotisations à la mutuelle sur une année. L’idéal est de faire le calcul sur plusieurs années pour vraiment avoir une idée précise de sa situation.

Etape 2 : Calculer le montant des remboursements de sa mutuelle

Consulter vos anciens relevés de remboursements de frais de santé sur ces dernières années et calculer le montant total des remboursements effectués par votre mutuelle. Il vaut mieux faire ce calcul sur plusieurs années pour avoir une idée vraiment précise de ses frais de santé.

Etape 3 : Comparer le montant des cotisations aux remboursements

Si le montant de vos remboursements est supérieur aux cotisations, la question ne se pose même pas, conservez votre mutuelle ce sera plus « rentable » à long terme.

Si le montant de vos remboursements est inférieur au montant des cotisations, cela ne signifie que vous pouvez vivre sans mutuelle. Il y a d’autres facteurs à prendre en compte.

Etape 4 : Prendre en compte les frais de santé imprévisibles

En effet, souvent, au moment d’évaluer le montant de ses frais médicaux, on se concentre que sur les frais liés à la consultation d’un médecin ou les médicaments courants. Hors, la mutuelle est une assurance a pour but principal de couvrir l’assuré quand un risque se présente. Dans le cas d’une mutuelle, au-delà des frais médicaux courants, une complémentaire santé permet de faire face à des frais d’hospitalisation, en cas d’accident par exemple.

Les frais médicaux liés à une intervention chirurgicale suivie d’une hospitalisation et d’une période de rééducation pourrait vous coûter très cher. Selon les Echos*, le reste à charge d’un malade du coronavirus peut dépasser 8.000 euros après un séjour de deux semaines !

Pour éviter des difficultés financières, il faut donc avant même de décider de ne pas avoir de mutuelle, mettre en place une épargne dédiée exclusivement aux frais médicaux. C’est donc une démarche à réserver aux épargnants consciencieux, déterminés et organisés qui ne seront pas tentés de puiser dans cette épargne pour d’autres projets.

Les bonnes questions à se poser avant de décider de ne pas avoir de mutuelle

Est-ce que je suis en bonne santé ?

Cette question n’est pas suffisante à elle seule pour prendre la décision de ne pas avoir de mutuelle. Comme on l’a déjà évoqué précédemment, personne ne peut prévoir l’avenir et une maladie grave peut se déclarer sans prévenir. Malgré tout, un jeune en bonne santé aura moins de frais de santé qu’une personne âgée avec quelques pathologies chroniques.

Est-ce que j’ai un comportement financier exemplaire et une situation stable ?

Comme on l’a déjà évoqué, pour réussir à rembourser ses frais de santé sans mutuelle, il faut avoir de bonnes habitudes financières. Vivre sans mutuelle est « rentable » à condition d’avoir une épargne dédiée aux frais de santé mais aussi une épargne de précaution pour éventuellement compenser une perte de revenus en cas d’hospitalisation. En cas d’hospitalisation longue ou de maladie grave, il peut être également intéressant de se demander si les principaux revenus seront remis en cause. Un indépendant, qui ne peut compter que sur les revenus générés par son activité sera surement plus en difficulté qu’un fonctionnaire dont l’emploi est stable et les revenus de remplacement assurés.

Bien sûr, il faut constituer cette épargne AVANT de décider de ne pas avoir de mutuelle.

Le fait de ne pas avoir de mutuelle ne devrait pas pousser un patient à reporter certains examens ou soins préventifs pour éviter de faire face aux frais médicaux qu’ils vont générer. Cette stratégie s’avère souvent dangereuse car c’est la médecine préventive qui permet bien souvent d’éviter des problèmes médicaux plus sérieux et donc coûteux.

Est-ce que je ne peux pas bénéficier d’une complémentaire santé gratuite ou peu couteuse ?

Si oui, il serait dommage de s’en priver ! Si vous n’avez pas de mutuelle pour des raisons financières, vous pouvez peut-être prétendre à la complémentaire santé solidaire. Il s’agit d’une complémentaire gratuite ou à moins de 1€ par jour et par personne qui remplace la CMU et l’ACS. De nombreux français qui pourraient bénéficier de cette protection, ne font pas les démarches nécessaires pour l’obtenir et se privent d’une complémentaire santé accessible.

Les salariés qui bénéficient d‘une complémentaire santé collective peuvent ajouter au contrat leurs enfants ou leur conjoint souvent pour une somme peu élevée en comparaison des garanties obtenues. Il vaut donc mieux bien se renseigner avant de décider de ne pas avoir de mutuelle.

Comment se soigner quand on n’a pas de mutuelle ?

Les frais de santé courants

De nombreux moyens sont à votre disposition pour réduire vos frais de santé. Vous pouvez consulter des médecins qui ne pratiquent pas les dépassements d’honoraires et respecter le parcours de soins pour être mieux remboursés par l’assurance maladie de base.

Il est également possible de réduire le coût de ses besoins optiques, dentaires et auditifs en optant pour les offres du 100% santé. La recherche des bons professionnels de santé et d’un tarif abordable implique une bonne organisation et un minimum de connaissances des leviers disponibles.

Enfin, l’assurance maladie a mis en place des consultations de prévention. Tous les 5 ans par exemple, il est possible d’effectuer un bilan de santé complet financé par l’assurance maladie. Les enfants bénéficient également de rendez-vous médicaux notamment chez le dentiste, entièrement pris en charge. Un bon moyen de prendre soin de sa santé sans rien payer.

Les urgences médicales coûteuses

Une bonne partie de vos frais de santé courants seront pris en charge la sécurité sociale mais il faudra tout de même, être en mesure de parer à une urgence médicale, ou l’achat de dispositifs médicaux coûteux peu ou mal remboursés.

Concernant, les urgences médicales, si vous le souhaitez, vous pouvez souscrire un contrat dédié uniquement aux frais d’hospitalisation qui sera moins couteux qu’une mutuelle globale. Une assurance hospitalisation couvre uniquement les frais liés à une hospitalisation suite à un accident ou en raison d’une maladie. C’est un marché de niche peu connu, mais qui s’avère être une très bonne solution pour ceux qui veulent réduire le montant de leurs cotisations tout en étant protégés en cas d’hospitalisation coûteuse.

Une mutuelle est une assurance qui bien que non obligatoire, s’avère pour beaucoup de profils, être une nécessité plutôt qu’un luxe. Dans tous les cas, quel que soit votre décision, rappelez-vous que vous pouvez changer d’avis à tout moment.

💬 Et vous, qu’en pensez-vous ? Vivre sans mutuelle est-ce une bonne idée ?

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Amélie L.
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Bienvenue ! Je m’appelle Amélie, je suis la créatrice du site dépenser moins et profiter plus. Mon but est de vous dévoiler tout ce que votre banquier, votre opérateur ou votre assureur ne vous dira jamais pour économiser des centaines d'euros ! La comptabilité, le droit et les démarches administratives c’est ma spécialité. En plus, j'ai été professeur d'économie gestion, donc mon travail consistait à rendre toutes ces informations souvent indigestes, accessibles au plus grand nombre. J’ai aussi travaillé dans le domaine bancaire ce qui m'a permis d'approfondir mes connaissances sur la gestion de l'argent. Autant vous dire que mes articles, sont un vrai concentré de bons plans et d’astuces ! Profitez-en ! Après avoir écrit plus de 350 articles et un livre sur les finances personnelles, je me suis formée au métier de coach budgétaire pour prendre en compte tous les aspects la relation à l’argent et surmonter ces obstacles qui peuvent empêcher quelqu’un d’avancer vers la réalisation de ses rêves. Je mets maintenant, mon expertise au service des particuliers à travers un accompagnement en coaching budgétaire 100% personnalisé. Si vous avez la moindre question, laissez un commentaire directement sous l’article concerné. Je me ferai un plaisir de vous répondre.

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  1. Ayant travaillé dans le monde de l’assurance pendant plus de 20 ans, et ayant vendu à ce titre de nombreux contrats complémentaires santé, je pense que l’on peut s’en passer. Pour ma part, j’ai 64 ans et cela fait déjà 8 ans que je n’en ai plus.
    J’ai fait mes calculs sur plusieurs périodes (3 ans, 5 ans, etc.. et à chaque fois le résultat est sans appel. Sur une période de 5 ans avec mon épouse, nous avons changé nos lunettes, été opérés tous les deux : 3 semaine d’hospitalisation avec deux opérations à la clé pour moi, + soins infirmiers à domicile, opération + 3 mois de rééducation (kiné) pour mon épouse. Au final, nous avons un « résultat » positif d’environ 5000 € sur 5 ans sans mutuelle. Pour faire simple, soyons lucides, une « mutuelle » coute au minimum 100 € par mois, un reste à charge pour consultation chez le médecin coute 7,50 €, les médicaments coute peu cher et sont pris en charge à 60/70 % en moyenne. Idem pour les radios et autres analyses, avant de dépenser 100 € par mois et par personne en reste à charge, il faut passer son temps chez le médecin ou dans les labos. Quant a l’hospitalisation, (beaucoup de gens pensent que c’est le gros risque), eh bien la aussi, pour toute opération au dessus de « K50 », la prise en charge est de 100 %. Le seul reste à charge est le forfait hospitalier d’une vingtaine d’euros, mais si vous restez chez vous, il faut bien manger, donc le cout réel est de moins de 10€, donc même si vous restez 1 ou 2 mois, ce qui est rare, vous serez encore largement gagnant sur une année.
    Enfin je confirme le propos précédent, les frais de fonctionnement des mutuelles sont de l’ordre de 20%, et contrairement à l’assurance auto qui couvre un vrai « aléa » quel qu’en soit le montant qui peut aller jusqu’à plusieurs millions d’euros, les mutuelles ne font que redistribuer ce qu’elles encaissent moins leurs frais de fonctionnement, avec de nombreux plafonds et limites (exemple, une paire de lunette tous les 2 ans et maximum 400 ou 500 €, ou bien 1500 € par an en prothèses dentaires, etc…)
    Voilà pour moi la raisons de mon choix, les calculs sont assez faciles à faire dans la mesure ou la sécurité sociale vous envoi chaque année le montant détaillé des prestations et de votre reste à charge.

  2. Bonjour,

    Votre argument se tient au moins au niveau mathématique. Cependant, comme je l’évoque dans l’étape 4, peu importe le calcul effectué, une moyenne ou un taux de risque moyen ne tient pas compte de dépenses de santé exceptionnelles et imprévues qui peuvent survenir à tout moment et qui auront potentiellement un coût prohibitif. Il est possible de réduire le coût de sa mutuelle uniquement à la couverture de ce risque précis en optant pour une assurance hospitalisation. Ou alors, comme vous l’évoquez de disposer d’une épargne suffisante (peu importe sa forme du moment qu’elle est disponible) et d’être prêt à y renoncer provisoirement pour financer des frais de santé si le besoin se présente. Il n’y a pas une solution unique pour tous les profils, tout est une question de choix et de priorités.

  3. Bonjour,

    J’ai 69 ans. J’ai un gros portefeuille boursier et je vends des actions tous les ans pour mes dépenses, si bien que l’aspect assurantiel d’une mutuelle santé ne me concerne pas.

    . Un argument contre les mutuelles (que j’ai lu sur internet, et donc dont je ne sais pas ce qu’il vaut) :
    Les mutuelles ont 20% de frais de gestion et paient 10% d’impôt, si bien que, quand elles reçoivent 100 en cotisation, elles versent 70 à leurs adhérents.

    . Un argument que je n’ai pas lu (mais dont je suppose qu’il est bon) :
    Pour chaque catégorie d’âge et de sexe, une mutuelle est équilibrée :
    Il est donc rentable pour moi d’avoir une mutuelle si je dépense non pas moins que le mutualiste moyen, mais moins que le mutualiste moyen masculin de 69 ans.
    Et, si l’argument précédent est bon, moins que x, tel que :
    x – 0,3x = 100
    x (1 – 0,3) = 100
    x = 100 / 0,7 = 142.

    Donc, il est rentable pour moi de ne pas avoir de mutuelle si je dépense moins que 42% de plus que le mutualiste moyen masculin de 69 ans.

    Je ne sais pas ce que vous pensez de ces arguments…

    Cordialement.

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